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vendredi 17 décembre 2010

Des choses de moi…

Les malouines

mercredi 8 septembre 2010

Ker Violette dans la poche !



J'ai tellement abandonné ce blog que je peine à redécouvrir le mode d'emploi…

Mais je me dis que la sortie de mon deuxième livre en poche mérite bien 3 mots.
Alors les voici : je suis contente !

Pour le reste, je navigue dans le troisième roman, quelque part en Afrique, en compagnie d'une petite fille albinos…

Bon vent à tous, La Plume.

lundi 4 août 2008

Je suis (presque complètement) en vacances

Merci à Lucy d'annoncer la signature à la Librairie du Renard (rue de l'Eglise - Paimpol).
Je serai également à l'Encre Marine le vendredi 8 août à 10h00 (Saint-Briac) et au Porte-Plume le mardi 26 août à 10h00 (Saint-Malo).
Concernant les violettes, mon éditrice a dû procéder à un retirage (Pour Laure : exit les vilaines coquilles !) et Inigo vient de finir la traduction Espagnole, donc tout va à merveille…

Bonne vacances !!
La Plume

mardi 3 juin 2008

Floraison de Violettes à Madrid !



Relisez bien ce billet avant de poursuivre, sinon vous risqueriez de me prendre pour une affabulatrice, une illuminée, une diseuse de bonne aventure. Une gentille folle quoi.


Et pourtant… Oui pourtant, et aussi miraculeux que cela puisse encore me paraître, les tentatives d'Inigo ont fonctionné à merveille ! Je vous annonce donc officiellement que les droits de Ker Violette viennent d'être achetés par Alianza Editorial, imposante maison d'édition madrilène.

Le charmant Inigo (qui est devenu à mes yeux encore plus charmant pensez-vous) s'est d'ors et déjà attelé avec sa femme à la traduction de mes violettes. La finalisation de ce travail devrait nous emmener en octobre, pour une sortie prévue en février 2009. Quand je dis travail, je n'imaginais ni la précision, ni la magie d'une telle entreprise. Inigo se décarcasse comme il peut pour transformer la rascasse en el cabracho, le tapis d'orient en alfombras et non pas en tapices… moi je galope de surprises et surprises et je m'extasie devant les sens cachés et la musique des langues latines.

Comme un bonheur n'arrive jamais seul, Alianza nous invite, moi et la Fée en tournée de promotion à Madrid pour la sortie du livre. A nous les tapas et les placettes ombragées dont je rêvais sans y croire une seule seconde il y a seulement 1 mois ! A nous le Prado et les promenades équestres en Andalousie (oui Inigo me l'a promis et je le prends au mot) !

Une question me taraude et m'amuse : comment traduire Ker Violette ? J'imagine qu'en galicien, langue celte à l'instar du breton, il doit bien y avoir une équivalence, qui sait ?

Pour conclure sur un nouveau rêve, j'attends maintenant que les violettes m'entraînent (et pourquoi pas hein?) à l'assaut de l'Argentine, de la Bolivie, du Guatemala, du Pérou (ah la folie à l'idée que mes violettes côtoient dans les rayons des librairies Mario Vargas Llosa), du Mexique, de l'Uruguay, du Vénézuela (ah naviguer dans les Roques c'est également un de mes (nombreux) rêves)… Bon, j'arrête là. Ça suffit pour aujourd'hui. De fantasmer.

Je termine par un coup de chapeau à Inigo…

Pour Inigo hip hip hip… Hourra !!!!!

Et, après avoir tant pesté contre lui, je remercie 1000 fois ce blog d'exister !





Ajout au 4 juin : allez ici si cela vous chante, je réponds à quelques questions de Marc Varence, du site mondedulivre.com.

jeudi 15 mai 2008

Les détonnantes voyageuses rêvent…

Oui, nous y étions !
En compagnie de la Fée, j'ai dédicacé et dessiné (comme l'a joliment montré Laure) à tours de bras des violettes. Je n'ai jamais autant signé sur un salon, mais j'étais dans mon fief malouin, donc ceci explique cela.

Aux Etonnants Voyageurs, on fait des tonnes de rencontre.
J'ai eu la chance de mettre un visage sur des blogueurs/blogueuses que voilà :
Laure des Jardins d'Hélène, Olivier de Jilsetjum (venu de Reims !), Emilie de Bérénicetemoi, Katell de Chaperlipopette, Gilda de Traces et trajets… j'en oublie peut-être, qu'ils (ou elles) me pardonnent : j'ai croisé tellement de monde !

Aux Etonnants Voyageurs, on visionne des documentaires impeccables :

  • Shangaï en attendant le Paradis, de Sylvie Levey, malouine elle aussi. Je me suis retrouvée en chine, 6 ans auparavant, dans cette ville démente où je ne comprenais rien à l'indifférence de ses habitants. Grâce à ce documentaire, j'ai enfin compris pourquoi.
  • La Vida Loca, de Christian Poveda, d'une dureté redoutable.


Aux Etonnants Voyageurs, les expositions sont sidérantes ;

  • Les enfants de l'exode, de Sebastiao Salgado, et je peux affirmer que les regards de ces enfants balancent des bombes.
  • Le reportage d'Olivier Jobard sur les traces de Kingsley, jeune camerounais qui émigre de son pays jusqu'en France. La dernière image est insoutenable, peut-être parce qu'elle est très banale. Elle montre un arrêt de bus, à l'aube, en banlieue parisienne. La légende dit en substance ceci : Et tout ça pour ça. Si j'avais su, aurais-je fait tout ce voyage ?



C'est tout ce que j'ai pu voir, et c'est ridicule par rapport à la programmation. J'en profite pour rebondir sur le billet de Laure (et moi aussi je lui dis en passant que j'ai été trop trop heureuse de la rencontrer). Non, 10 euros ce n'est pas cher quand, dans la même journée vous pouvez déposer vos enfants à l'Ile au trésor (où ils participent à des ateliers d'écriture et des goûters philo !), entendre des comédiens épatants lire des extraits de livres, visualiser plusieurs expositions et autant de films et/ou de documentaires, assister à des dizaines de débats et rencontres… Etonnants Voyageurs, c'est un salon du livre qui ne se limite surtout pas aux livres. Il y a 25 lieux différents qui proposent dans le même temps une centaine d'événements différents. De quoi en prendre plein les mirettes, les oreilles et le cœur. Je n'ai jamais vu cela dans aucun autre salon, et je pense que cela à un coût. Voilà.

Le plus important pour moi :
Aux Etonnants Voyageurs, je rêve. Je rêve de partir, de prendre la mer et de traverser droit devant. Je rêve devant une Isabelle Autissier qui me parle de la Patagonie, devant un réalisateur qui m'explique dans quelles conditions il a filmé 180 heures de rush au bout du monde… Je rêve et c'est le bonheur.



La cerise sur le gâteau : un coup de cœur sur Ker Violette par Christine Ferniot dans l'émission Le Bateau Livre spécial Etonnants Voyageurs le dimanche 11 mai. Si vous voulez regarder, c'est ici, à la fin de l'émission du jeudi 8 mai. La journaliste n'a pas aimé la couverture, mais elle est pratiquement la seule, ouf !
Et puis, le café littéraire des Etonnants, c'est ici. J'étais horriblement stressée (merci Maette pour le verre de blanc…), mais les amis m'ont certifié que cela ne s'entendait pas ! Je vous avoue que je n'ai toujours pas regardé, d'ailleurs…


Je veux ajouter quelques mots, à tous ceux qui espèrent et écrivent ou créent dans leur coin. Je veux leur dire que c'est possible. Sans réseaux, sans relations particulières.
Depuis 5 ans, beaucoup de mes rêves se sont réalisés et enchainés comme par magie. Ecrire des nouvelles, trouver un éditeur (par la Poste !), poser mon sac en Afrique, avoir un autre bébé, écrire un premier roman, être invitée aux Etonnants Voyageurs. Comment est-ce possible ?
Je ne sais pas. Je sais juste que j'ai beaucoup (énormément) travaillé à cela et que la chance s'est prise au jeu, sans doute. Je sais qu'il faut oser. Simplement OSER. Montrer son travail. Ne pas avoir peur. Je sais également que je suis bien dans ma vie et dans l'endroit où je vis.
Comme Clara le dit à la fin de Ker Violette. "Je suis moi. Cela n'a l'air de rien, mais c'est énorme, d'être soi."
Et puis, pour que les rêves se réalisent, je pense qu'il faut avant tout… rêver !


Bon, je vous laisse. Je file à une rencontre à la bibliothèque de Saint-Coulomb. Vous connaissez Saint-Coulomb ? Le village où Colette a écrit Le blé en herbe, dans une maison qui s'appelle Rozven. Une maison sur la falaise… face à la mer.

mardi 29 avril 2008

Les violettes vont-elle danser le Flamenco ?

Le blog mène à tout. Je l'avais déjà dit, mais je persiste et signe.
Inigo, charmant espagnol que je ne connais pas, traducteur de son métier, s'est entiché de ce blog et essaie de trouver une maison d'édition espagnole afin de me traduire dans sa langue maternelle.
Inigo nous bombarde (moi et la Fée) de mails adorables par lesquels il explique son désir de traduction, demande des informations pour monter un dossier sur le thème, etc. Inigo nous fait également suivre en copie tous les mails qu'il adresse à de brillantes maisons espagnoles, et à de brillantes (brillantes c'est moi qui l'imagine) directrices éditoriales espagnoles.
Je vois défiler des noms tels que Carmen de la Fuente, Lourdes Lucia et ça me fait rêver.
Je me vois déjà… à Madrid… arpentant les allées du Prado… mon exemplaire espagnol des Violettes sous le bras.

Oui, je rêve, pour pleins de raisons :

  1. je ne parle pas un traite mot d'espagnol,
  2. j'ai aimé les villages en Galice qui résonnaient du cliquètement des fuseaux des dentelières,
  3. j'ai aimé la foule des pèlerins sur le parvis de St-Jacques de Compostelle,
  4. j'ai aimé traverser ce pays en voiture lors d'un retour du Maroc,
  5. j'ai aimé les placettes ombragées de Séville sous 45° à l'ombre,
  6. j'ai aimé la crasse de Bilbao (avant qu'elle ne devienne ce qu'elle est devenue),
  7. j'ai aimé les poulpes et les sardines huileuses avalées sur les ports devant des cargos rouillés.


Mes souvenirs les plus forts restent ceux d'une découverte en bateau lors d'une croisière familiale qui remonte à mes 18 ans. Toute la Galice jusqu'à La Corogne. A cette époque, les ports et les villes étaient sales, gras, et bourrés de charme. Les villages étaient chaulés de blanc et les ruelles embouteillées.
Je n'ai pas les mêmes souvenirs que les autres. Mais ce qui m'a plut en Espagne, à cette époque, est ce qui me plait toujours dans les pays où je voyage, surtout en bateau. Mouiller dans un port, descendre à terre et négocier dans un boui-boui la cuisson du poisson pêché en mer. Faire ainsi connaissance. Simplement. Etre voyageur avant d'être touriste.

Bon, je ne voyage plus beaucoup, c'est vrai. Je me suis ancrée sur une île sénégalaise depuis quelques années, et je n'ai plus le temps d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte.

Mais, l'Espagne. Oui, elle me ferait bien rêver à nouveau.



En attendant, ce week-end, je serais avec la Fée, à "faire salon" en compagnie de filles formidables. Passez-nous voir…

lundi 21 avril 2008

Les brodeuses aiment les violettes

Oui, je sais tous mes amis se moquent en ce moment de mon addiction aux violettes sous toutes leurs formes.
Mais je n'en ai cure… en ce moment je vibre pour les violettes, je respire le parfum des violettes, je m'empiffre de bonbons à la violette, je gloutonne de la confiture à la violette, je me damne pour les Violettes… et je suis très heureuse comme ça merci bien !
Les gens se moquent, oui, mais ils participent eux-aussi à rendre l'addiction totale. A croire que mes proches débordent de compassion pour ma névrose.
Dernier cadeau en date : ce magnifique marque-page de la nounou de… ma petite Violette !
Madame Thérèse (je dis Madame car Thérèse est une Grande Dame) déborde de passion elle-aussi, fan absolue d'enfants bien sûr, de 2 CV Citroën (et des rallyes qui vont avec), de danse bretonne et de broderie.



Je ne vais jamais oser l'utiliser, de peur de l'abîmer, parce que j'ai une fâcheuse tendance à tout massacrer : le livre et ce qu'il y a dedans. J'ai un total respect pour le texte, mais l'objet est vivant pour moi. S'il est rempli de grains de sable, corné aux entournures, annoté dans tous les sens et froissé dans le milieu, cela signifie que je l'ai profondément aimé. Mais, ce marque-page, brodé avec tendresse… rien que pour moi… dois-je lui faire subir les tourments qui me le rendront encore plus cher ?
La fée a découvert cela ce matin, une jolie coincidence où vous découvrirez qu'Alexandre Fillon a eu la même idée que les libraires malouines. Il parle de nos deux livres "ensemble", comme je vous annonçais l'autre jour que nous allions signer "ensemble". Les deux Karine de St-Malo. Lisez Comme une mère, de Karine Reysset. Il y a tant de ponts entre nos deux romans. Délicieux et troublant.

Et puis, je me remets enfin à lire, doucement. Du pur bonheur. Au programme, le dernier Véronique Ovaldé, l'Ombre du vent, et plein d'autres livres qui patientent depuis des mois, avec leurs jaquettes proprettes que je vais m'empresser de déchirer pour y noter des mots, des idées, des phrases sans queue ni tête.

Le début d'un prochain livre ?

vendredi 18 avril 2008

Fêtons le printemps des violettes !

Pourquoi signer des livres ? Pourquoi dédicacer ?
Je trouve que la démarche de dédicacer un livre à quelqu'un que l'on ne connait pas est très étrange. Qu'écrire ?

  • En toute amitié ? (mais nous ne sommes pas amis).
  • Avec mon meilleur souvenir ? (pour imiter Sagan). Mais quel souvenir ? Celui d'une rencontre de quelques minutes dans une librairie avec un inconnu ?


J'ai affronté les premières signatures avec les galettes, et j'avoue qu'au début je n'étais pas du tout à l'aise. Les auteurs écrivent les livres, ils ne devraient pas avoir à les vendre… Se "mettre en avant" tout en "étant derrière" son livre : quel paradoxe.


Bon, depuis j'ai pris de la bouteille et je vis cela de façon un peu plus décontractée. Les signatures qui se profilent à l'horizon se passent toutes à Saint-Malo pour commencer. Chez moi. Et là je suis ravie ravie parce que les gens me connaissent (un peu), je sais déjà que je vais y prendre un énorme plaisir.
De plus, je vais faire deux signatures avec la charmante Karine Reysset, compagne d'Olivier Adam. Les deux Karine de Saint-Malo, chouette programme, n'est-ce pas ? Au moins, s'il n'y a personne, nous pourrons toujours discuter… de nos bébés. Le mien à 5 mois, et celui de l'autre Karine ne devrait pas tarder à voir le jour.


Si vous êtes dans le coin, passez me voir. Il y aura des bonbons à la Violette et on boira du Kir-Violette !

Programme :

  • Samedi 19 avril. Librairie l'Odyssée St-Malo intra-muros en compagnie de Karine Reysset. de 17h00 à… tard dans la soirée.
  • Jeudi 24 avril, Restaurant le Bénétin près des rochers sculptés à St-Malo, de 18h00 à… tard dans la nuit. Est prévue une lecture d'un extrait de Ker Violette par la ravissante Marie Frémont, commédienne en devenir et élève en dernière année au Conservatoire de Paris.
  • Samedi et dimanche 2, 3 mai. Salon du livre du Pouliguen. Débats et signatures.
  • Vendredi 9 mai à la librairie Le porte-Plume en compagnie de Karine Reysset. rue Georges Clémenceau à St-Malo, de 9h00 à midi.
  • Samedi, dimanche et lundi 10, 11, 12 mai. Salon Etonnants Voyageurs. Café Littéraire et signatures, mais je n'ai pas encore les horaires précis.
  • Samedi 17 mai. Cultura St-Malo, de 15h00 à 18h00.



Vous voyez, je ne vais pas m'ennuyer.

Autrement, pour ceux qui aiment les critiques littéraires, je peux vous annoncer qu'Alexandre Fillon parlera de mes Violettes dans le Madame Figaro du 19 avril, et Delphine Peras dans le Lire du mois de mai.
Qu'en diront-ils ? Du bien ? Du mal ? Je n'en sais fichtre rien. Je ne suis pas Madame Soleil mais je crois à ma bonne étoile.


Bonne journée. La Plume.

mercredi 2 avril 2008

Mon cœur fait boum boum pour Ingrid

Aujourd'hui je me fous des violettes, des galettes, des journalistes, des articles à paraitre, des prix littéraires, des signatures à venir…

Aujourd'hui je n'ai qu'une seule et unique prière :

LIBÉREZ INGRID BÉTANCOURT.



vendredi 28 mars 2008

Souvenirs violets



Deux ans trois-quart de travail. 10 kilos de papier, 2 carnets moleskine. Je vous ai fait grâce, pour la photo, de tous les bouts de papiers que j'ai déjà jetés au fil du temps.

Bon, je fais quoi maintenant ? Je brûle dans la cheminée ? Je fais un feu de joie dans le fond du jardin ? Je jette ? Je conserve précieusement ? Je remise dans le cellier ?
Vous avez sous les yeux toutes les versions de Ker Violette… il a bien fallu que je libère de la place dans mon bureau, certes grand mais pas immense non plus. Voilà comment j'ai bossé : laborieusement pourrait-on croire… quand on voit cette pile de pages relues et annotées… et ces deux carnets pleins de ratures.


Oui, un livre ne se fait pas en un jour. Et je ne suis pas une rigoureuse hors pair. Les phrases des écrivains : "Tous les jours, entre 5 heures et 8 heures du matin j'écris, avec ma tasse de thé, le chat à mes pieds…" ne sont pas pour moi. Moi j'écris n'importe où et dans n'importe quel sens. Quand je le sens. Et je peux ne pas le sentir pendant des semaines, des mois. Vous savez, c'est pénible d'écrire. Pour soi et aussi pour les autres.

"Maman, tu ne m'écoutes pas. Tu penses encore à ton livre ? Y'en a marre à la fin" sont par contre des phrases qui m'ont accompagnée souvent ces derniers mois.

Que voulez-vous répondre à cela ?

- oui ma chérie je t'écoute… (et dans la tête : bon, elle part en Irlande… et après ?)
- non maman tu n'es pas là !
- si ma chérie, je suis là, je te regarde… (et dans la tête : et puis, le maréchal-ferrant, il va être sourd-muet. Je veux qu'il soit sourd-muet… c'est ainsi. Il ne sera pas comme les autres…)
- bon maman, je vais être en retard à l'école !
- oui oui, on y va (et dans la tête : bon, s'il est sourd-muet, comment va-t-il les exprimer ses sentiments ?)

J'en passe et des meilleures… Relisez ce billet, il est encore valable aujourd'hui.

Je fais partie de celles qui ont appris en écrivant et, je peux vous dire qu'il est très très, mais alors très dur d'écrire sur du long terme. Un roman, et c'est tout de suite 20 personnages qui vous engloutissent et dont vous ne savez (pas toujours) que faire. Un roman, et c'est un cerveau embrouillé en permanence, les neurones qui font des nœuds et vous donnent mal à la tête. Un roman (qui l'eut cru), c'est aussi un travail d'équipe pour moi. Faire partager mes avancées, en discuter. Avec la Fée bien sûr (oh, ces fous rires avec elle…), mais aussi avec les proches, les amis qui se prennent au jeu et proposent des scénarii tous plus invraisemblables les uns que les autres.

Ecrire un roman, c'est à pleurer.
C'est à rire aussi.

Vous choisissez quoi ?

A bon entendeur et bonne journée. La Plume.

samedi 22 mars 2008

Quand Violette lit Ker Violette


Photo et "mise en scène" ©Lola grande sœur


Oui, elle est belle, n'est-ce pas ?
Enfin, elles "sont belles", devrais-je dire.
La première est née le 5 novembre dernier et je n'ai aucun doute à son sujet : elle est parfaite, idéale, merveilleuse.
La seconde a réclamé des ajustements à n'en plus finir, jusqu'au dernier moment (et bien sûr demeure perfectible). Et tout cela tandis que la première dormait, tétait et ne faisait pas encore ses nuits.
A elles deux, elles ont usé mes reins, grignoté mes nuits déjà sans sommeil tout en me remplissant de 1000 choses. Jamais je n'aurais cru cela possible : accompagner un nourrisson dans ses premiers instants et écrire un livre dans le même temps. Comme quoi la vie réserve bien des surprises. Comme quoi les congés maternité ont été inventés pour d'autres que moi, qui me retrouve à chaque fois avec des milliards de projets sur le feu aux pires moments. Aux pires ou aux meilleurs moments ? Je me pose encore la question, mais je ne trouve pas les réponses. Je sais juste que la seconde m'a hantée plus de 30 mois quand la première m'a habitée 8 mois et deux semaines. Et puis, je sais aussi que la première passera toujours avant la seconde, et avant tous les livres du monde, ceux à lire et ceux à écrire.
Le sourire de ma Violette est bien plus beau que la phrase la plus aboutie. Oui, je délire, je compare l'incomparable. Je dis n'importe quoi. Mais, pardonnez-moi, donner la vie à deux Violettes simultanément n'arrive pas tous les jours.

ps : bon, ce soir, on oublie les violettes. Une seule question s'impose : comment allons-nous faire pour cacher les œufs dans le jardin détrempé par les giboulées de grêle ?
Joyeuses Pâques !!

mardi 11 mars 2008

Les violettes sèment leurs graines…

Allez vite voir ici et , mes violettes commencent (déjà !) à semer leurs graines.

Je m'étais dit : non Karine, tu ne vas pas relancer ton blog uniquement pour des histoires de promotion. C'est trop facile, tout le monde le fait, et puis, surtout, cela ne présente aucun intérêt.
Mais voyez, je ne résiste pas. Et puis, je n'ai pas (plus) le temps pour écrire de jolis billets. Pourtant, j'ai tellement de choses à vous dire concernant ce premier roman. Ça déborde, même. Ça enfle, ça explose. J'ai tant travaillé pendant plus de deux ans que j'ai la sensation d'un ballon sous mon crâne qui ne rêve que de prendre son envol. Dès que j'ai un moment (mais quand ?), je vous raconte tout : la gestation, les difficultés, les plaisirs et les surprises liés à l'acte d'écrire un roman.
Mon premier.
C'est moi qui l'ai fait.
Je n'en reviens toujours pas.

Ajout au 19 mars : les violettes sont sélectionnées pour le prix Emmanuel Robles (euh… on dirait que les mises à jour ne sont pas très régulières) du 1er roman de la ville de Blois.
Verdict le 6 juin prochain. Ce jour là, Delphine la Fée et moi même allons nous rendre au château de Blois jouer les princesses.
Pour ceux qui ont lu le livre : allons-nous y trouver notre Prince ?

dimanche 24 février 2008

Après les galettes, les violettes !

Oui j'ai été absente très très longtemps, mais j'avais deux bonnes excuses :

  • un roman à boucler,
  • une petite fille à fabriquer.

Soient deux Violettes en gestation.

La première est née le 5 novembre 2007. Elle a aujourd'hui 3 mois et demi, pèse plus de 5 kg et c'est un petit bonheur de chaque instant.

La deuxième sera dans les librairies le 28 février, elle possède une jolie couverture fleurie (comme vous pouvez le voir) qui cache les 250 pages de mon premier roman.

La Plume attend vos commentaires violets, lilas, parme… A bientôt !


Ajout au 28 février :
Ça y est, c'est parti ! Vous trouverez les violettes sur le web (Fnac, Amazon, et autres), mais, si vous voulez faire travaillez les petits libraires indépendants (c'est bien aussi) et le commander auprès d'eux, vous pouvez préciser que Delphine Montalant est distribuée par Le Collectif des Editeurs indépendants - 01 45 41 14 38.



Ajout au 4 mars :
Bon je pars demain à Paris effectuer ce qu'on nomme communément le "service de presse", rencontrer quelques journalistes et fêter l'anniversaire de ma Violette qui aura 4 mois demain. Vous vous y retrouvez, vous, avec toutes ces violettes ?
Je vous raconte tout en rentrant.

Une maison sur la falaise. Une fille aux cheveux jaunes. Des chevaux sur la grève.

Ker Violette est le premier roman de Karine Fougeray.

Date de parution : 28 février 2008.

Ci-dessous la quatrième de couverture.

L'argumentaire est ici et .
Bonne lecture.

Pour en savoir plus :
Sur le net :
Les jardins d'Hélène
Clarabel
Pierre-Yves Loisel, Galerie des Vélos bleus
Gawou la libraire
L'attrape-livres
Cathulu
Sa Kartonn Les brodeuses aiment les violettes.
41Harry
jilesetjum
Lily et ses livres
Des livres et des champs
Le choix des bibliothécaires
Le choix des libraires
Lhisbei pour les Chats de bibliothèques
Médiathèque de Chartreux
La librairie Atout Livres
Loisir les bons plans/les coups de cœur de Philippe
Le blog à partager
Les lectures de Martine
Librairie Le Scribe
Le monde de Mirontaine
Les lectures de Nath
Les livres bonheur d'Armande
Philipinette
De pages en pages
Bladelire
A propos de livres
La mer à lire
A mon humble avis
Tourner une page
Amour et eau de vaisselle
Voyages d'écrits
Le bruit des vagues

TV & Vidéos :
Le bateau Livre, émission du 8 mai 2008
Le café littéraire des Etonnants Voyageurs 2008
Le monde du livre

Presse
Magazine Lire
Mme Figaro
Ouest-France

Ker Violette en poche (Pocket)
Clarabel

jeudi 15 mars 2007

Ma Bretagne en kilt, yes !



On tourne un film à Saint-Suliac qui se passe en Ecosse, vous me suivez ? La poste du village est toute décorée et transformée en “General Store”, l’épicerie est devenue “Scottish food oveiseas” (les peintres déco ont fait une énorme fôte vous avez remarqué) et moi, j’ai complètement oublié un rendez-vous ce matin avec une cliente !! Parce que, quand vous amenez votre fille à l’école, vous ne vous attendez pas à croiser… Carole Bouquet en compagnie de Marc Lavoine qui remontent de la grève bras-dessus bras-dessous par la Grand Rue sous un éclatant soleil (beaucoup trop éclatant pour l’Ecosse), puis s’arrêtent sur la place du village, et décident, dans un éclat de rire (réplique inoubliable de Marc à Carole “Tu m’as bien dit que j’étais romanesque !” de grimper dans une calèche pour se faire la promenade romantique par excellence… et l’équipage se met en branle et la calèche s’en va et Carole et Marc se sourient, s’embrassent… ne s’embrassent pas ? Coupez !!

Depuis, je réfléchis. Si des films se tournent chez moi en Ecosse, pourquoi donc aller en Irlande afin d’écrire les scènes de mon livre en cours qui se situent là-bas ? Hein, je vous le demande ??

Un peu de peinture, un peu de déco… un peu de bonne volonté, je sors dans mon jardin et hop ! Je suis en Irlande… et j'écris ceci : A gauche de la lande, la mer s'ouvrait, large et profonde. La mer qui n'aurait pas dû être là, devant moi, mais dans mon dos, de l'autre côté du manoir, de l'autre côté des marronniers. Puis j'ai compris, enfin. Garrenbaum House était bâti sur une pointe et l'eau était partout. A cinq-cent mètres à vol d'oiseau, de l'autre côté de la baie qui s'enroulait en un parfait arc de cercle, sur le cap suivant, son doigt s'est pointé sur un minuscule cottage jaune. Un tournesol dont la graine aurait germé entre deux rochers battus par les vents. C'est là-bas qu'elle vous attend, a-t'elle simplement dit avant de refermer la porte sur elle.




Ps : le film en question s'appelle "Un amour exemplaire", mais personne n'a été fichu capable de me donner le nom de la réalisatrice (oui, c'est une femme). Si quelqu'un trouve l'info, merci de nous la faire partager !

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